Premier événement d’envergure nationale et commun à l’ensemble des CRESS, le Mois de l’Economie Sociale et Solidaire s’est déroulé du 3 au 30 novembre 2008 en Bourgogne. L’objectif de ce Mois est de tenter de pallier à la contradiction à laquelle l’Economie Sociale et Solidaire est confrontée : bien que créatrice de richesse, elle demeure encore insuffisamment connue par ses pairs et le grand public. Acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire, institutions et collectivités désireuses de montrer leur appartenance à ce secteur ou de valoriser leur politique de soutien à l’ESS se sont engagées dans le Mois. Plus de 30 manifestations ont ainsi vu le jour en Côte d’Or.
Bien que les femmes représentent 64 % des emplois dans l’Economie Sociale et Solidaire (étude INSEE 2004), elles demeurent sous représentées dans les instances dirigeantes et occupent des postes à des niveaux de responsabilités moins élevés. La représentation importante des femmes salariées dans l’ESS malgré une faible représentation dans les fonctions d’encadrement est une tendance générale, y compris pour les champs hors ESS.
21 novembre 2008 - Dijon
Parce que l’Economie Sociale et Solidaire est un secteur pourvoyeur d’emploi, représentant en Bourgogne 90 000 contrats de travail et 11% de l’emploi régional, il a semblé opportun pour les acteurs de l’ESS d’en démontrer toute la portée via l’organisation du FIL. C’est ainsi que depuis 2006, le Forum des Initiatives Locales de Côte d’Or est centré sur ce thème. En 2008, les acteurs ont souhaité afficher clairement ce qui fait de l’ESS ce qu’elle est, au-delà même de son rapport à l’emploi : une autre forme d’entreprendre. L’intitulé du FIL a donc porté sur l’« Economie Sociale et Solidaire : des valeurs, des métiers ». En effet, les métiers de l’ESS sont les mêmes qu’ailleurs (secrétaire, éducateur spécialisé, géomètre, etc.) la seule différence réside dans ses valeurs.
Forts des résultats obtenus en Côte d’Or aux élections de 2002 avec 44,46 % des suffrages obtenus pour la liste de Dijon, les employeurs de l’économie sociale entendaient obtenir davantage de voix en 2008 malgré la constitution d’une troisième liste, pari tenu puisque la liste présentée par l’AEES a obtenu 4 sièges sur 9 (soit 39,7 % des voix).